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Dáinn Gylfandíl ₪ les marques indélébiles du temps { E.C.

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MessageSujet: Dáinn Gylfandíl ₪ les marques indélébiles du temps { E.C. Mer 22 Avr - 22:08





De l’exil volontaire, il ne reste que couronne d’épines et de fer, lourde sur sa tête ployée.
23 ans
♂ masculin
Esteria
Marchand
Raisonnance
Empreinte
physique
Altération temporelle mental
Aventurier
Tsurumaru Kuninaga ₪ Touken Ranbu
₪ ₪


Dáinn Gylfandíl

De fer rouillé

Hræsvelg
Aigle géant à moitié sauvage
Munin
Geai à face noire
Hugin
Geai à face blanche
Dagues & poison
Sans armure
₪ ₪
Echo physique : empreinte

Êtres animés, inanimés, objets, animaux, humains sont susceptibles d’être marqués par Dáinn. En apposant son empreinte, il y souffle un peu de sa propre énergie et crée un lien d’appartenance. Cela lui permet de pouvoir retrouver l’être marqué et de ressentir sa présence.
Si son effet reste limité à celui d’un localisateur à portée assez faible dans le cas des humains, les animaux et les objets lui permettent une plus grande marge de manœuvre. Ainsi, les objets reviendront parfois à lui par le fruit du hasard et les êtes vivants plus petits seront plus faciles à apprivoiser. Il a tissé des liens particulièrement étroits avec les oiseaux, messagers en général.
Concrètement, cette empreinte se traduit surtout par une faculté à retrouver ce qui a été marqué en suivant le flux d’énergie ainsi qu’une possibilité d’attraction.

₪ ₪

Echo mental : altération temporelle

Même si le temps reste immuable, Dáinn peut modifier la perception que les autres ou lui-même en ont. De la même manière que les minutes paraissent particulièrement longues dans une situation ennuyeuse ou, au contraire, le temps semble filer quand on passe un bon moment, il peut changer l’idée subjective que l’on se fait du temps qui a passé.
L’impact psychologique sur la cible sera d’autant plus grand si elle n’a pas de repère temporel à proximité : dans de bonnes conditions, Dáinn peut en arriver à enfermer une personne dans sa propre tête, à lui faire croire que des heures et des heures sont passées en l’espace de quelques minutes.
Il peut également l’utiliser sur lui-même pour accroitre sa réflexion ou encore provoquer un état de panique et d’urgence chez autrui en lui donnant l’impression que l’aiguille tourne à toute allure.
Le fin observateur pourra parfois trouver la faille en observant son environnement et en faisant attention aux détails comme son horloge interne (ses battements de cœur, sa respiration, etc.) mais son Echo engendre généralement un état de confusion plutôt avancé chez les autres.

De sang versé






A l'ombre de ton reflet
Le privilège des blessures et des trahisons


Sa marche sera impitoyable, un flot de larmes et de sang pour laver l’affront qui leur a été fait. Le crime resté impuni sera expié sous ses yeux illuminés par cette flamme qui le dévore de l’intérieur, depuis des années déjà. Il se l’est juré à tous les instants, se l’est répété sans relâche, l’a entendu de la voix brisée, lassée, vestige de son enfance dévastée.

Derrière ses paupières closes, derrière ses sourires amers, il y a toujours la lumière aveuglante d’un espoir pas encore déçu. Destruction, mort et chaos pour les traitres, un feu glacé pour consumer leurs âmes noircies par l’avidité. Il n’y aura nul retour en arrière, nulle compassion dans la main de la vengeance, quand elle fera son œuvre. Il y aura juste la sombre de satisfaction de l’ombre qui guette depuis tant d’années.

Derrière tes sourires tranchants


Il y a une barrière infranchissable, un mur entier de souffrances qu’il peine encore à gravir. Dans ses rares moments de vulnérabilité, il croit attraper un peu de sincérité et de tendresse vite happées dans ses sourires railleurs et ses paroles glacées. L’enfant se débat, l’enfant hurle à n’en plus finir mais sa gorge est restée bloquée, depuis, sur le venin et les vérités douloureuses. Il tente d’y appliquer une douceur fallacieuse, une sécurité vite balayée par la férocité de son regard.

Il appelle ses menaces suggestions et sa cruauté franchise, sans relâche, en souriant avec indulgence face aux regards crédules. Même sa brusquerie et ses railleries permanentes ne suffisent pas à atténuer la douceur de son visage et son charme, quelque peu cassé par sa brutalité.

L’or enfoui dans tes plaies


Dans sa tour d’artifices et de mensonges, il a placé un cadavre qu’ils ont élevé au rang de divinité. Leurs offrandes ne sont plus qu’une vaine riposte, des serments de fer et de sel qui ne pourront pas leur ramener ce qui a été pris. Il comble les failles par les gains, trouve la chaleur dans la morsure froide de l’or, le réconfort dans la brûlure des pierres qui roulent sous ses doigts. Il n’y a plus qu’une ambition démesurée pour suivre ses pas, une noyade volontaire dans un monde coloré et froid.

Il y laisse les vestiges de son humanité, ses désirs d’antan prenant forme sur les pierres polies. Il devient artiste, artisan, en rêvant d’être un homme dont la vie lui appartient.

Les vestiges d’os et de cendre


Sa haute silhouette se dessine comme une menace diffuse, un sourire enjôleur qui devient vite acéré. Il a les manières délicates et polies, la voix sereine et contrôlée quand elle ne distille pas le poison de ses mots. Il porte l’élégance comme une seconde peau, un apparat en demi-teinte qui n’en finit pas de garder l’attention et d’attirer la curiosité.

Et si l’on devine, dans la sureté de ses gestes et l’amertume de sa voix, qu’il n’y a qu’un pas pour que commence sa funeste marche, il se contente de souffler, railleur, que vraiment, pensez-vous que je ne vous en veux pas ?

Ta haine, après tout, marchera à leur côtés
Aux amers souvenirs ; Aux cruels lendemains



Il y avait tant de vices, de failles plongeant jusqu’au cœur dans leur noir chemin. Le temps le pavait d’or et d’ivoire, d’argent et de rubis, jusqu’à ce que l’ambition crie, à l’agonie, que c’en était assez et que le sang avait trop coulé.

Le contrat éternel les avait emprisonnés de son sceau, sans laisser d’autre échappatoire qu’une amère défaite. Elle avait recraché leurs esprits brisés, rongés par la haine et la douleur, dans un monde où le pardon n’était plus qu’une lointaine illusion.

Dans les vestiges de leur humanité battait un espoir sourd, un appel lancinant qu’ils n’avaient que trop longtemps réprimé. Ils avaient abusé leur mémoire, noirci leur passé, banni leur futur dans leur vaine course. Et ils en avaient payé le prix, leur exil vide de sens et leurs voix saturées de larmes depuis si longtemps taries.

Il verra arriver les ombres, il verra arriver la sombre messagère dans son apparat de lumière.

Il verra arriver la fin, il verra arriver le souffle faible d’un dernier soupir.

Il verra arriver la chute.

Sa dernière demeure.

Chaos.









« Vous pouvez entrer, voyageur. Elle vous attend. »

Il baisse la tête pour entrer dans la tente, caché sous une cape bleu nuit. Les bruits de la rue s’affaiblissent quand il entre dans les profondeurs du tissu, en ne laissant qu’un silence entrecoupé par un léger bruissement. La poussière le fait légèrement larmoyer mais il suit la jeune fille, l’œil vif et quelque peu désabusé. Les ombres qui les entourent sont peuplées de meubles décrépis, de tuniques qui n’ont que trop connu les ans, de talismans et de médaillons qui se veulent porteur de sens mais qui semblent nés sous le sceau du mensonge.

« Jolie décoration. Un peu poussiéreux, non ?
▬ Ne soyez pas inutilement insultant. Beaucoup veulent la voir et vous êtes chanceux d’avoir obtenu un entretien. »

L’acidité de la voix le fait sourire mais il n’ajoute rien de plus, s’empêche simplement de lever les yeux au ciel devant le parterre d’armures qui s’entassent à leurs pieds. C’est comme si on avait tente d’écrire une histoire avec des reliques. Il se demande s’ils sont vraiment dupes, les âmes endeuillées qui viennent la voir, les désespérés qui demandent rédemption et effacement de leurs péchés. Ou s’ils sont si désireux d’y croire qu’ils sont prêts à fermer les yeux sur la vaste mascarade s’étalant devant eux.

La jeune femme abaisse un dernier pan de tissu et s’efface, pour le laisser entrer dans la dernière pièce. Un lourd parfum d’encens flotte dans l’air et, au milieu des volutes de fumée, une silhouette assise lui fait face.

Comme on le lui a conseillé, il s’assoit au sol, genoux repliés et tête baissée jusqu’à ce qu’elle lui adresse la parole.

« D’où viens-tu, voyageur ?
▬ D’Esteria, au sein même d’Agarta. J’ai fait un long voyage pour venir à vous, Oracle.
▬ Et il ne sera pas inutile. »

La lumière ténue des bougies lui semble plus vive, quand elle s’avance. Son visage est à peine celui d’une enfant, une adolescente tout au plus. Il voit les cercles violine autour de ses yeux, le pli amer de sa bouche et se dit que, décidément, le mensonge a un prix bien lourd à porter. Le regard bleu de l’Oracle est terne mais, même dans ses artifices qui ne trompent personne, il y a une souffrance à fleur de peau qui se dégage d’elle. Il l’en déteste immédiatement.

Ses mains délicates manipulent une fiole de cristal, qu’elle pose sur la table basse entre eux. Il distingue quelques coupures, quelques appels à l’aide qui fanent sur son épiderme blême. Il les ignore parce qu’il a déjà son propre fardeau à porter.

« Sang et larmes, c’est ce dont j’ai besoin.
▬ Parait-il. Comme on ne se connaît pas assez pour que je pleure devant vous, j’ai déjà ce qu’il me faut. »

Il sort un petit récipient de verre de sa poche et le pose sur le bois clair, bouchon retiré. La dague cachée sous sa manche a à peine le temps de scintiller sous la faible lumière avant qu’il ne l’enfonce dans son pouce. Le rouge se dilue dans le liquide transparent sous leurs yeux baissés et il garde le silence, l’esprit ailleurs. Il se rappelle le sel sur ses mains et les cris de colère mais il n’a pas besoin de lui dire qu’elles ne sont pas siennes et qu’il n’est jamais qu’un messager de leur volonté.

L’Oracle s’empare de la fiole avec la force de l’habitude et il l’observe avaler son contenu sans broncher, spectateur qui attend qu’on le distraie. Il y a une curiosité malsaine dans le regard qu’il porte sur elle, un intérêt au fur et à mesure que ses tremblements se font plus prononcés et que ses yeux semblent se vider de toute vie. Il en serait prêt à applaudit, à la féliciter de sa performance mais il se mord la lèvre et s’en empêche, profil respectueux et patient dans la protection de la tente.

Quand elle ouvre à nouveau les yeux, il ne détourne pas le regard.

« Tu portes sur toi le sceau de l’exil, la marque de la trahison et bientôt, tu y ajouteras la lourdeur des chaînes. Tu as droit à trois question, utilise-les avec sagesse. »

Il n’y a plus rien de semblable à sa voix précédente dans le murmure rauque et brisé qui sort de sa gorge frêle. Il empêche son choc de s’afficher sur son visage, se contente d’un sourire acéré. Son visage semble soudain porter les ravages du temps, la douleur d’années et d’années à errer aux côtés de la folie et de la maladie. Il s’avance, presque menaçant, devenu haine et fureur glacée, face à la sinistre sérénité de l’Oracle.

Il n’a qu’une question à poser, il n’y en a jamais eu qu’une seule.

« Vont-ils sombrer ? »

















Il y avait tant de vices, de failles plongeant jusqu’au cœur dans leur noir chemin. Le temps le pavait d’or et d’ivoire, d’argent et de rubis, jusqu’à ce que l’ambition crie, à l’agonie, que c’en était assez et que le sang avait trop coulé.

Le contrat éternel les avait emprisonnés de son sceau, sans laisser d’autre échappatoire qu’une amère défaite. Elle avait recraché leurs esprits brisés, rongés par la haine et la douleur, dans un monde où le pardon n’était plus qu’une lointaine illusion.

Dans les vestiges de leur humanité battait un espoir sourd, un appel lancinant qu’ils n’avaient que trop longtemps réprimé. Ils avaient abusé leur mémoire, noirci leur passé, banni leur futur dans leur vaine course. Et ils en avaient payé le prix, leur exil vide de sens et leurs voix saturées de larmes depuis si longtemps taries.

Il verra arriver les ombres, il verra arriver la sombre messagère dans son apparat de lumière.

Il verra arriver la fin, il verra arriver le souffle faible d’un dernier soupir.

Il verra arriver la chute.

Sa dernière demeure.

Chaos.






Aux amers souvenirs ; Aux cruels lendemains

Bas les masques!
Oya o/ On ne me connaît sous aucun pseudonyme en particulier sur le net mais libre à vous de m’appeler par un autre prénom plus prononçable que Dáinn ! J’ai 17 ans depuis quelques années déjà et j’ai parcouru quelques forums en désespérant de trouver quelque chose qui me convienne ces dernières années. Raisonnance est donc très bien tombé :B J’espère pouvoir renouer avec le rp.
PS : J’ai un humour relativement peu charitable mais il ne faut pas le prendre mal.
PPS : Malgré tout le drama, j’aime bien aussi écrire des trucs plus drôle donc ne prenez pas peur.

CODAGE @ URNE
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