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Owen Miller - Parce qu'être un naturel n'est pas un désavantage

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MessageSujet: Owen Miller - Parce qu'être un naturel n'est pas un désavantage Jeu 7 Mai - 22:41


Jude Mathis - Tales of Xillia
Akialyne

Owen Miller



Ne sommes nous pas impuissants seulement si nous décidons que nous le sommes ?
Monsieur et Madame Miller avaient fait un mariage heureux, c'était le moins que l'on puisse dire. C'était des gens d'une simplicité et d'une tolérance extrême et ils vivaient leur vie tranquillement dans leur petit village situé dans Estéria, proche de la capitale. Loin d'être membres de la noblesse, mais pas non plus démunis, ils étaient des marchands sans grande prétention. Ils avaient de quoi vivre, et des économies pour des projets d'avenir qu'ils avaient. Ils attendirent d'être prêts, autant au niveau de la maturité qu'au niveau financier, pour compléter leur bonheur avec ce qu'ils attendaient le plus : un enfant.

Owen Miller ne pouvait donc qu'être un bébé qui promettait de grandir heureux. Sa famille était aimante, attentive ... je vous passe les détails. Bien sûr comme dans toutes les familles, il y avait des hauts et des bas, mais la base restait stable et n'empêchait pas le bonheur. Enfin bref.
Les Miller avaient la particularité d'être des gens ouverts sur le monde. Ils ne se limitaient pas à leur petit village et possédaient une capacité à tirer un aspect positif et merveilleux des choses les plus simples. Si certains gens voyaient en les fleurs un simple élément du paysage, les Miller, eux, voyaient des vies précieuses qui illuminais le monde grâce à leurs couleurs vives. Aussi est-ce pour cela qu'ils éduquèrent leur fils dans cet état d'esprit, et quoi de mieux pour développer tout ça que de voyager.
Car voilà ce qu'avait été leur projet depuis tout ce temps : observer la beauté du monde ensemble, en tant que famille unie, et laisser cette expérience qu'ils considéraient comme unique, les rendre heureux. Tout cela peut paraître niais au possible, mais l'important est que cela eût son effet sur Owen.
Chaque vacances et ce pendant 4 ans à partir de ses 7 ans, sa famille partait sur un des continents et allaient l'explorer. Ils traversèrent multiples villes et villages, et remplirent leurs yeux avec toutes les merveilles qu'ils pouvaient croiser. Ils s'informaient sur les différentes cultures, écoutèrent les diverses histoires racontées par de multiples gens...ils étaient d'humbles observateurs du monde.
Tous ces voyages éveillèrent en Owen une fascination pour tout ce qui l'entourait. Ce qu'il ne comprenait pas, il cherchait à en découvrir le sens, que ce soit seul ou en demandant à ses parents. Il devenait progressivement comme ces derniers, vraiment ouvert et fut donc doté d'une certaine maturité très jeune. Bien évidemment, on ne parle pas ici d'une maturité extrême, juste quelque chose de développé au niveau de l'ouverture sur le monde.  

« Cher journal,
Papa et maman m'ont dit que ce serait bien de t'écrire aujourd'hui car on a fini nos vacances. Papa dit qu'on va pas pouvoir voyager plus avant longtemps. Je suis triste mais je sais que je voyagerai quand je serais grand ! J'ai déjà écris des choses sur les endroits où on est allés, mais maman m'a dit que ce serait bien que je résume tout, pour voir ce qui a été le plus important pour moi pendant les voyages.
On a d'abord été à Naalyn. C'était trop beau. Il y avait beaucoup de couleurs que j'avais jamais vu. J'avais jamais vu autant d'arbres. On s'est même perdus dans la forêt à cause de ça. Mais grâce à ça on a rencontré des gens. Ils étaient très gentil et ils nous ont offert à manger et nous ont laissé dormir chez eux. J'aimerai bien revoir ces gens. Ils nous ont montré des animaux fantastiques au fond de la forêt. J'ai pu les caresser. Oh, et c'est là que j'ai eût Tyrion. Le pauvre, les gens nous ont dit que c'était un œuf abandonné. Ils m'ont demandé si j'avais un frère ou une sœur. Quand j'ai dit non, ils m'ont donné l’œuf et m'ont dit d'en prendre soin comme si c'était ma famille. On est partis après. J'aimerai bien revoir ces gens un jour. Je veux leur montrer que le gryphon qu'ils m'ont confié est heureux et a grandis. Et ils avaient de beaux pouvoirs. Les Raisonnances sont beaux, leur pouvoir est génial. Il est magnifique. Et je veux revoir toutes ces jolies couleurs. J'avais l'impression de marcher sur un arc-en-ciel.
Ensuite on est allés à Pÿse. C'était différent et étrange d'être là. On aurait dit qu'il y avait plusieurs mondes dans une ville. Y'avait des musées et j'avais l'impression de voyager dans le temps. Et y'avait beaucoup de tableaux et on aurait dit qu'il y avait des petits monde à l'intérieur. Des fois y'avait des gens dans les tableaux, et on aurait dit qu'ils bougeaient, qu'ils étaient vivants. Je crois que j'ai reconnu la forêt de Naalyn où on avait été sur un des tableaux, c'était super beau.
Puis l'année dernière, on est allé à Serte. Papa et maman disent que je suis plutôt grand pour mon âge, mais je me suis senti tout petit là-bas. Tout était grand et avait l'air de voler comme par magie ! Papa m'a expliqué que c'était grâce à une technologie différente de celle d'Estéria que c'était possible. On a volé sur des « aéros » et on a pu voir le désert d'en bas. Et puis on a vu tout le reste aussi. Ça faisait bizarre parce que en bas je me sentais tout petit, et quand je volais, je me sentais grand. Les gens ressemblaient à des fourmis. Et j'ai presque pu attraper le ciel avec mes mains ! Un monsieur à Ys m'a construit un petit aéro minuscule parce qu'il disait qu'il avait jamais vu quelqu'un aussi intéressé que moi. Il m'a dit que celui-là ne volait pas, mais qu'un jour je pourrais peut-être en faire un qui vole moi-même.
Et enfin, on a fini par Estéria. Papa et maman me disait que ce serait bien que je vois notre pays après tout ça car je pourrais le voir autrement. J'avais l'impression d'être dans un autre monde. Ça sentait différent, les couleurs étaient pas pareilles. On aurait dit que tous les endroits qu'on avait vus se rejoignaient ici. C'était beau. Vraiment beau. J'aime vivre ici. J'aime vivre.
 »
- Le journal d'Owen

Il n'eût donc aucun mal à accepter l'existence des Raisonnances dans ce monde. Des enfants de son âge se montraient parfois réticents face à l'idée de côtoyer des gens aux pouvoirs(ou même aux apparences) improbables. Lui, au contraire, fut fasciné.

Petit à petit cependant, aussi pure que soit un esprit, rien ne peut échapper à la réalité, et surtout pas des gens que l'on peut considérer comme observateurs du monde.

Aux yeux d'Owen, le monde tel qu'il était était beau. Cependant il le voyait parfois s'agiter autour de lui. Il était loin d'être bête. Lorsqu'il marchait dans les rues, des gens qu'ils retrouvaient habituellement à certains endroits à certaines heures disparaissaient. Des soldats se réunissaient en dehors des villes et villages et affrontaient des monstres. De l'intérieur, on pouvait entendre des cris et des fracas d'armes, tout aussi effrayants les uns que les autres.On pouvait voir en haut dans le ciel, une brèche, comme une plaie béante de laquelle tombait des monstres. C'était à la fois fascinant, mais surtout effrayant. Bien plus effrayant que tout. Dans ces moments-là, les parents Miller préféraient que leur enfant reste caché, pour des raisons de sécurité. Et c'est ce que le bambin fit lorsque ces situations se produisaient. Après tout que pouvait-il faire. Lui, et des tas d'autres gens étaient impuissants.

« Cher journal.

Je t'écris alors que je suis caché sous le bureau de papa. Ce matin je suis allé voir si Becky était de retour. Il y a un mois, des soldats l'ont emmenée en disant qu'elle devait les suivre parce qu'elle était une Raisonnance. Elle m'avait dit qu'elle reviendrait bientôt. Elle n'est toujours pas revenue. J'ai eu la mauvaise impression que je ne la reverrai pas. Après, j'ai regardé le ciel et tout est devenu sombre. J'ai entendu quelqu'un crié et les soldats ont accourus. Ils ont ouverts les portes, puis ils les ont refermés. Je peux les entendre en ce moment. Ils ont l'air loin, mais on dirait aussi qu'ils sont à côté. J'ai peur. Je ne peux rien faire. Il y a plein de gens forts qui nous protège. Mais en même temps, j'ai pas l'impression que c'est bien, de penser comme ça. Demain, personne ne parlera de ça. Parce que personne ne peut rien faire.
»
- Le journal d'Owen

Mais la réalité était ce qu'elle était, et cela n'empêcha pas Owen de continuer à vivre. Il continua d'aller à l'école comme tout le monde, eût une ou deux copines, puis décida de poursuivre ses études à Serte. Lorsqu'il était enfant, le jeune homme avait été attiré par la technologie qui était différente de celle que l'on trouvait à Estéria. Il était à la fois intrigué et fasciné par cette différence de culture en particulier. Ses parents l'encouragèrent et ce fut ainsi que Owen commença à vivre de façon plus indépendante.

Il avait alors 15 ans. Ses études à Serte(Ys plus précisément) se passaient comme elles se passaient. Il était passionné par ce qu'il faisait, et s'orienta plus tard -autour de ses 18 ans- vers les études qui concernaient la recherche et la science dans tous ses aspects. Il n'était cependant pas considéré comme un excellent élève et recevait de nombreuses réflexions de la part d'un de ses professeurs en particulier. Ce fut la plus grosse frustration de l'époque, et pourtant il en fallait à Owen pour être frustré de la sorte.

« Cher journal

Je crois que mettre M.Dickens en face de son incompétence n'aura pas arrangé ses relations avec moi. Je n'ai absolument pas cherché à améliorer ma condition, j'assume tout ce qui va suivre derrière. Mais je ne me serais honnêtement pas senti entier si je n'avais pas été franc avec lui. Bordel qu'est-ce que ça fait du bien quand ça sort.
Bon par contre...je dois avouer que ça m'inquiète que tous mes amis commencent à me dépasser et je me sent vraiment petit à côté de Tyrion qui grandis aussi. Des fois j'ai l'impression qu'il se moque de moi, même si je ne peux pas comprendre ce qu'il raconte...hm...Depuis que je suis à Serte, je vois de plus en plus de gens plus grand que moi. J'suis pourtant pas si petit, mais j'ai la grosse impression que ma vie n'a jusque là été qu'un gros mensonge. Hm...
Je crois que je vais demander à maman la recette de sa fameuse soupe.
»
- Le journal d'Owen

Un jour, la classe reçut une visite d'observation de la part d'une école similaire, composée uniquement de nobles. Ces derniers observèrent les expériences menées par les différentes classes, et donc vous vous doutez bien que celle d'Owen y passa aussi. Le jeune homme tenta l'expérience, et une fois qu'il fut satisfait de ce qu'il avait fait, appela le professeur … qui évidemment souligna les petites imperfections, le bombarda de réflexions avant de s'en aller à une autre table. Alors que le Miller tentait de garder patience, un des élèves nobles non loin s'approcha discrètement, son bloc note appuyé contre son buste avec ses deux mains. C'était un jeune garçon aux grosses lunettes rondes et aux cheveux bruns, qui fini par chuchoter à Owen :

« Moi, j'ai trouvé ça pas mal, ce que tu as fait... »

Il s'était timidement reculé, avant même d'entendre le merci d'Owen. Le nom de ce jeune homme, visiblement d'à peu près son âge, était Caleb. Après les heures de cours, tous deux sympathisèrent et se rendirent dans un bar. Des gens dans le fond discutaient d'une bataille contre les limbes qui s'était produite quelques jours plus tôt.
Caleb venait d'une famille de nobles installés à Ys. Il n'avait aucun soucis d'argent, et pourtant c'était un jeune homme avec une grande volonté de travailler. Il était passionné par la technologie, et la création d'objets nouveaux qui pourraient surprendre le monde. Il tenait plus d'un inventeur que d'un scientifique, mais il jugeait la recherche utile et aimait se cultiver. Vous vous doutez donc bien qu'Owen trouva en Caleb, quelque chose qui lui ressemblait fortement. Les deux s'entendaient bien, et devinrent amis proches.
Ils bâtirent ensemble de nombreux projets d'avenir, dont celui de peut-être travailler ensemble, de créer des objets qui rendraient les gens heureux, les amuseraient, ou leur serviraient. Ce fut une grosse motivation qui boosta encore plus la passion d'Owen pour ce qu'il faisait.Il y mettait encore plus de cœur. Et si autrefois les remarques des professeurs l'atteignaient, à présent, elles n'avaient plus aucun effet sur lui.

« Cher journal.

Ma rencontre avec Caleb a véritablement changé ma vie. Quand j'étais petit, j'ai énormément voyagé, et j'ai pu voir à quel point le monde était beau. Mais je n'ai jamais pu trouver ce que je voulais y faire. Contempler ce qu'il y avait autour de moi n'allait pas me faire vivre. J'ai suivi la piste que j'avais qui était ma passion en tout ce qui a un rapport avec la science et la recherche. Mais je n'avais jamais compris où est-ce que ça allait me mener.
Quand j'ai rencontré Caleb, j'ai vu quelqu'un de bien. Il était un peu timide, mais ça ne l'empêchait pas d'être une vraie pie. Il était aussi énergique que moi et le courant est tout de suite passé. Je ne m'étais jamais senti aussi proche de quelqu'un, et j'ai directement sut qu'il me fallait garder cette personne qui deviendrait sûrement un ami précieux. On est complices et il est vraiment doués. On se complète bien dans ce qu'on fait.
Aujourd'hui, nous avons un peu parlé de ce que nous devrions faire dans nos vies. Je me suis sentit nul un instant parce que c'est à ce moment précis que je me suis rendu compte à quel point mon avenir était flou. Je faisais, mais je ne projetais rien. Alors il m'a parlé de son projet : construire des objets qui feraient sourire les gens. Je l'ai traité gentiment de niais puis il a reformulé en parlant du fait qu'il voulait créer des choses qui montrerait aux gens à quel point le monde était beau. Alors je l'ai encore traité de niais. Puis il m'a dit que je l'avais énormément inspiré. Je lui avait parlé de mes voyages, et il m'a avoué avoir par la suite voyagé pour voir si ce que je disais était vrai. Il a sourit en disant qu'en effet c'était un monde magnifique. « Quel dommage que les monstres viennent gâcher ce paysage fabuleux. » avait-il dit.
Mais était-ce vrai ? Après tout, est-ce que l'arrivée des limbes n'avait-elle pas contribué à la construction d'un monde aussi magnifique ? Le monde tel que nous le connaissons, c'est aussi celui où les limbes sont arrivées. Est-ce véritablement si horrible, si dommage ?
Quoi qu'il en soit, c'est encore un peu flou, mais j'ai l'impression d'arriver petit à petit à trouver qui je suis vraiment. Le chemin vers mon avenir se dégage, j'y vois un peu plus clair maintenant.
Je pense que je travaillerais avec Caleb plus tard. Non. Bientôt. J'ai l'impression de l'avoir toujours su.
»
- Le journal d'Owen

Un matin, Owen marchait dans la rue en direction de son école, lorsqu'il trouva un journal sur le sol. Il le ramassa et le feuilleta. Il était rempli en majorité d'articles sur diverses attaques des limbes à travers le monde. Au fur et à mesure qu'il lisait les lignes, son esprit se posa tout un tas de questions. Il prit le journal avec lui avant de rentrer. Ses neurones s'agitaient.

« Cher journal,

Ma vision du monde s'obscurcit. Le monde est véritablement beau, mais en ce moment, je n'ai pas l'impression de le regarder tel qu'il l'est vraiment. Des fois je regarde dans le ciel, et j'essaye de me rappeler avec précision le sentiment que l'on éprouve quand on voit une brèche dans le ciel avec les démons des limbes qui en tombent. Les gens n'en parlent pas : ils chuchotent comme s'ils avaient peur qu'en parler attire la mauvaise fortune. Je ne pense pas que ce soit bon. En fait c'est loin de l'être. Je veux me rappeler ce que ça fait d'avoir peur. Sinon j'aurai véritablement l'impression de vivre dans l'illusion. Les gens comme moi, les naturels ont l'air de préférer oublier ce qui les entoure. Mais c'est comme vivre dans un mensonge, et c'est surtout ne pas accepter la réalité. Je sais bien que nous sommes impuissants, et que les Raisonnances sont les seuls à pouvoir faire quelque chose. Mais est-ce que c'est vraiment juste ? Est-ce que c'est vraiment bon ? Est-ce que nous sommes vraiment impuissants ? Ça va peut-être sonner comme les paroles d'un masochistes mais, je veux avoir peur. Je ne veux pas oublier, j'ai l'impression d'avoir subit un lavage de cerveau. J'ai vraiment le sentiment que je ne vis pas. Et dire qu'il n'y a pas si longtemps que ça, je savais exactement ce que c'était que de vivre.
»
- Le journal d'Owen

Il continua d'aller à l'école. Au fil des jours, ses oreilles semblaient avoir identifié tout ce qui avait rapport aux limbes. Il en entendait parler partout, comme si on cherchait à lui dire quelque chose. Ce n'était pas nouveau non, qu'il entende parler de ce genre de sujets : les limbes, l'inquisition … il lisait fréquemment le journal, et avait l'habitude de ce genre de sujets. Mais depuis quelques temps, il avait l'impression d'avoir grandi, d'avoir acquis plus de maturité. Il n'était plus l'enfant qui devait se cacher lors des attaques des limbes. Cependant, il demeurait un observateur du monde qui pour le moment, ne pouvait pas faire grand-chose.

« Cher journal,

Je n'arrive plus à fermer les yeux sur tout ce qu'il se passe. Je viens de me rendre compte à quel point tout cela est devenu naturel. Je ne sais pas si c'est parce que des gens nous manipule, ou si c'est juste parce que notre monde est ce qu'il est que c'est arrivé. En tout cas, j'ai l'impression d'avoir été un aveugle à qui on a dit qu'il vivait dans un palace alors qu'il vivait en fait dans une déchetterie. Et encore, vu la puanteur de l'endroit, même un aveugle s'en serait rendu compte.
Il faut que je fasse quelque chose. Pas pour le monde (mon dieu non, ça sonnerait incroyablement comme le cliché du personnage héroïque trop fort qui veut détruire le méchant avec la force de l'amitié), pas pour ma famille.
Pour moi.
»
- Le journal d'Owen

Son attention se porta alors sur les échos, qui semblaient à la fois être l'alimentation mais aussi la cause du désespoir du monde. Il mena des recherches sur leurs propriétés, sur les cristaux d'échos … sur tout. Il entendait des gens autour de lui parler de gens disparus, les yeux rivés sur ses bouquins. Il repartait souvent avec des livres chez lui. Et des gens dans la rue parlaient tout bas de l'inquisition. Il passa les minutes de son temps libre à potasser tout ce qui avait un rapport avec les limbes, l'inquisition, l'écho … tant bien que Caleb s'en inquiéta au bout d'un moment.

Owen avait trouvé en la science, ce qu'il pensait être un moyen d'agir et de porter sa pierre à l'édifice comme on le dit. Cela ne vous dérangeait-il pas de savoir que vous êtes à présent capable après toutes ces années de faire quelque chose, et de rester sans rien faire lorsque vous pouvez accomplir ce que vous cherchiez à accomplir ?
Le jeune homme avait finalement fait éclore le bourgeon qu'était sa volonté de ne pas rester sans rien faire. Une idée était apparue et il réfléchit longuement avant d'en parler à Caleb. Et voilà ce qu'il était décidé à faire : créer quelque chose, qui permettrai d'imiter le pouvoir des Raisonnances en canalisant l'énergie des échos. Il était conscient que c'était un projet titanesque, mais c'était ce qu'il pensait être une solution.

« Cher journal,

J'ai pris ma décision. Après toute les recherches que j'ai menées, je suis persuadé qu'il est possible d'utiliser l'écho afin d'utiliser le même pouvoir que les Raisonnances. L'écho est la base de toute vie, et c'est aussi ce qui déclenche les pouvoirs. L'écho coule en nous, et je suis sûr que l'on peut le canaliser et le maîtriser, même pour un naturel. Il doit bien y avoir un moyen de faire ça. Je sais que c'est possible. Je veux continuer à chercher.
J'en ai parlé à Caleb. J'ai vraiment eût peur qu'il ne me traite de fou, ou qu'il ne partage simplement pas mon avis. Qu'il me dise à quel point c'est pas naturel, et qu'il y avait vraiment beaucoup de risque. Mais il a fini par me dire que je pouvais compter sur son soutiens. Il partageait véritablement mes idées, et s'est même proposé pour m'aider.
Nous avons réfléchit cependant à comment s'y prendre. Un projet de cette taille, avec autant de risques ne peux pas se retrouver public. Et encore moins être financé par n'importe qui. Il nous faudra être prudent. Heureusement, Caleb a la chance de posséder de l'argent, puisqu'il fait partie de la noblesse. Nous avons donc décidé de tout de même poursuivre le projet que nous avions décidé au départ, qui était de créer des objets qui puissent faire rêver les petits comme les grands (ça me fait penser qu'il va falloir que je lui parle de cet oiseau de papier qui peut voler que j'ai imaginé l'autre jour...hm...faut que je marque ça sur un post-it.), puis de s'occuper de tout ce qui concernait mon projet en fin de journée. Les vendeurs s'occuperaient de la vente de nos objets, et comme je sais que j'aurai sûrement besoin de voyager pour pouvoir étudier quelques Raisonnances ou autres choses, je prendrai quelques articles pour pouvoir les vendre à des voyageurs.
Putain qu'est-ce qu'on est bons quand même.
J'ai hâte de me lancer dans ce projet. J'ai véritablement l'impression d'avoir trouvé ce que je voulais faire.
On a dû me donner de sacré bonnes lunettes, parce que mon avenir n'a jamais été aussi clair.
»
- Le journal d'Owen

Les mois passèrent et Owen, à 23 ans, finit par terminer ses études. Ce fut la même chose pour Caleb. Tous deux étaient enthousiastes à l'idée  de pouvoir entamer ce pourquoi ils avaient travaillé si durement. Ils s'installèrent dans un atelier juste un peu en dehors d'Ys, avec au sous-sol, bien caché sous un tapis, un laboratoire destiné à tout ce qui concernait les recherches qu'ils mèneraient dans l'ombre.
Les années passèrent et leur projet s'était concrétisé. Tout marchait plutôt bien, leurs produits n'étaient pas terriblement connus, mais c'était suffisant pour les faire vivre. Pour tout ce qui concernait les recherches, elles avançaient doucement. Ils avaient finit par se focaliser sur la création de quelque chose de simple(du moins d'abord) avant de s'attaquer à quoi que ce soit d'énorme. Ils créèrent alors un gantelet capable de produire du feu. Enfin je dis capable. Jusqu'à présent, toutes les expériences étaient des échecs : soit elles ne fonctionnaient pas, soit elle cramait aussi vite qu'elles servaient. Ils n'abandonnèrent cependant pas. Et chaque jour, ils travaillaient un peu plus sur ce gantelet, réfléchissant à ce qui allait, et ce qui n'allait pas. Des fois(pour ne pas dire fréquemment en fait, il passe plus de temps à voyager qu'à rester au labo), Owen s'absentait pour pouvoir observer des Raisonnances à l’œuvre, ou juste observer le comportement des animaux, de la nature, de la vie, puisque c'était la base de tout. Et petit à petit, le progrès se fit. Rien n'était parfait. Mais le parfait n'existe pas. La vie ne serait guère amusante sinon.

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Owen regardait le ciel pensif. Cela faisait déjà 2 heures qu'il volait, allongé sur le dos de son gryphon. Il essayait de se vider l'esprit mais rien à faire. Sa tête était pleines de mots, pleines de pensées. Il fallait qu'il écrive. Il se redressa et fouilla dans sa sacoche. Il en sortit un stylo à encre, ainsi que son précieux journal qui avait visiblement pris de l'âge. Les bords étaient un peu mâchés, et les pages n'étaient plus aussi blanches qu'avant. Il déboucha son stylo et laissa ses pensées prendre la forme de lettres.


« Cher journal,

Aujourd'hui, je t'écris sur le dos de Tyrion. J'avais besoin de prendre l'air. Je n'ai pas dormis depuis 36 heures, et je n'ai pas repris la route depuis un moment. Je vais bientôt partir je pense, je commence à étouffer un peu, et je crois que j'ai besoin de revoir le monde.
Plus j'avance, plus de nouvelles problématiques se créent. A vrai dire, elles ne sont pas nouvelles.  Je pensais simplement aux conséquences de ce que je construis.
On a encore un prototype qui a grillé ce matin. On fait des progrès, mais ça avance petit à petit. La patience est de mise.
Mais quand j'ai regardé cet objet, tout cela m'a fait repensé à quel point ce que je fais est dangereux. Et je ne parle pas de moi, je parle du reste du monde. Après, c'est sûrement quelque chose que tous les chercheurs et inventeurs ont déjà ressentit en mettant au monde quelque chose de nouveau. Mais bon. Quand j'y pense, si on arrive à créer quelque chose, le monde changera. Autant en bien qu'en mal. C'est un peu comme le pouvoir des Raisonnances : on ne sait jamais dans quels mains ce pouvoir tombera. Si quelqu'un de mal intentionné s'en empare, alors il pourrait utiliser ceci comme un moyen d'assouvir ses desseins. Mais si quelqu'un de bien intentionné s'en empare, alors il pourrait très bien créer quelque chose de révolutionnaire, comme une nouvelle sorte d'énergie pour vivre ou autre. Mais la nature humaine est si imprévisible. Avoir foi en les humains, ça reste difficile quand on sait ce qu'ils ont été et ce qu'ils sont capable de faire. Parfois, je doute de mes propres intentions. Puis je me rappelle de ce que j'ai dit à Caleb.
J'essaye de penser à tous les aspects positifs qu'une telle invention pourrait apporter au monde. J'essaye de penser à tout ce qui m'a poussé à commencer tout ça, au prix de beaucoup de choses. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser à tous les risques que cela encore.
Je crois que je ne suis pas prêt, et que c'est pour cela que tout avance si lentement. Je ne suis pas prêt à assumer les conséquences de ce que je produirai. J'ai peut-être encore besoin de grandir quelque part. Mais de toute manière, on ne finit jamais de grandir (enfin, à l'intérieur. Physiquement, c'est autre chose).
Je viens de me rendre compte cher journal que j'atteins maintenant ta dernière page. Ça me fait tout drôle. Tu es avec moi depuis le début de mes voyages, depuis que je sais écrire. Je viens de te relire, et je ne peux pas m'empêcher de ressentir de la nostalgie. Mais je me sent tellement mieux après t'avoir relu. Je me sent tellement entier maintenant. Je suis triste de savoir que je ne t'écrirai plus, mais je suis heureux aussi de pouvoir regarder en face de moi. Je vais continuer à faire des efforts, je continuerai ce que je crois être juste. Et un jour je prendrai ma décision.
Je m'appelle Owen Miller. J'ai 27 ans et je fais 1mètre73 (bordel, ça me fait vraiment mal d'écrire ça …). Je suis un chercheur scientifique qui voyage à dos de Gryphon, originaire d'Estéria, et je me battrai jusqu'au bout pour mes idéaux.

BORDEL QU'EST-CE QUE C'ETAIT NIAIS.
»
- Le journal d'Owen

Owen apposa sa signature sur le bas de la page. Il attendit que l'encre sèche, puis il referma le livre. Il resta quelques minutes de plus à voler sur le dos de son Gryphon avant de redescendre. Il alla poser son journal derrière tous les autres livres de sa bibliothèque. Puis il rassembla quelques affaires dans un sac et laissa passer la nuit. Le lendemain il chargea Tyrion avec quelques sacs supplémentaires, contenant de la marchandise à vendre sur le chemin. Caleb s'était approché en baillant.

« Tu pars pour combien de temps ? » dit-il

« Je pense que je vais me donner 2 semaines maximum, le temps de vendre tout ça, d'aller observer un peu les alentours, et puis de tester ce petit bijou en situation. » répondit Owen en agitant sa main droite qui portait un gantelet qui semblait être fait de  matériaux solides (semblait.).

Caleb sourit puis tapota l'épaule de son collègue.

« J'imagine qu'une semaine est réservée à tes parents ? »

« Possible. J'ai pas encore décidé. »

Il grimpa sur le dos de Tyrion et salua Caleb de la main.

« A dans deux semaines ! Tiens moi au courant si tu trouves quoi que ce soit d'intéressant ! »

Caleb acquiesça simplement, et Owen s'envola sur le dos de son gryphon. La destination maintenant ? Hm. Bonne question. C'est vrai ça.

« …Attend une seconde, mais par où on va ? »

Et c'est ainsi qu'Owen Miller débutait son nouveau voyage. Aussi paumé qu'une allumette au milieu d'une botte de foin.


Tolérant et ouvert - Cynique - Franc - Désinvolte - Idéaliste - Intelligent - Passioné - Taquin - Grossier - Curieux -Assez fier - Terre-à-terre - Ironique

ÂGE :: 27 ans
SEXE :: Masculin
PATRIE ::  Estéria, le village de Finias
ORIGINE :: Naturel
ECHO :: Naturel
GROUPE :: Aventuriers
MÉTIER :: Scientifique chercheur
MONTURE :: Son gryphon Tyrion
COMPAGNON :: La même chose qu'au dessus
ARME :: Un pistolet, une épée courte au cas-où il perdrait son pistolet dans la bataille, son gantelet ... sinon bah ses poings et ses pieds
ARMURE :: Ne se battant pas vraiment, il n'en a pas.




▬PRÉCISIONS
→ FAIBLESSES :: Une des faiblesses majeurs de Owen restera que, même s'il sait se défendre, il n'est pas un combattant. Il n'a aucune technique car il n'a jamais prit le temps de s'entraîner avec quelqu'un qui sache se battre. De ce fait, il est extrêmement maladroit lorsqu'il s'agit de combats à un contre un. Tout ce qu'il connaît, il l'a appris en observant les quelques affrontements auquel il a assisté. Il pratique un peu certes, après tout il voyage beaucoup. Mais pour donner un exemple, s'il devait combattre à l'épée, et rien d'autre qu'une épée, un soldat compétent de l'inquisition, autant vous dire qu'il est mal barré. Entre le manque de technique, et la probabilité qu'il s'entravent dans ses propres pieds, vous aurez plus de chance d'assister à un combat comique qu'à un affrontement tendu et sérieux dans lequel la liberté d'expression et toutes ces choses qui font du combat un truc épic, sont en jeu.
Bon maintenant arrêtons-nous un peu sur ce fameux gantelet de feu. Vous croyez que ce peut être une force considérable ? Auriez-vous oublié qu'il s'agit d'un prototype, comme parmi tant d'autres ? Il a davantage de chances de se brûler avec que d'en sortir quelque chose de véritablement utile.

→ FORCES :: En revanche, la force ne fait pas tout, et le principal atout du jeune homme -vous l'aurez sûrement deviné- est son intelligence. Malin, il sait se servir de son environnement et c'est pour cela que les combats en équipe lui réussissent largement mieux : il peut ainsi allier la tactique avec la force brute. Étant quelqu'un de têtu mais surtout persévérant, Owen sait aussi se montrer endurant. Ce n'est pas éternel certes, mais c'est assez pour agacer un adversaire. Bon et il faut l'avouer : il est vachement plus habile avec une arme à feu qu'une arme blanche. Il trouve ça plus facile que de se battre corps à corps.



Donner aux naturels la possibilité de se défendre, des limbes comme des Raisonnances.


BON SANG J'EN VOIS ENFIN LE BOUT ! J'aurais jamais cru pouvoir finir cette fiche ! Je l'ai lue, et relue, il doit surement rester des fautes mais bon. Enfin bref ! Je m'appelle Owen ici, mais les gens ont tendance à me surnommer Aki, ou Akia, puisque ce sont les pseudos que j'utilise le plus souvent. Je suis étudiante en Anglais, et j'aime tellement pokémon que j'en fais un Nuzlocke Challenge. Que dire d'autre, je suis fan de Doctor Who, j'ai été ramenée ici par la patate Schala, et j'ai récemment repris le rp après 3 ans de pause ! Donc je suis un peu rouillée pardon ! Quoi qu'il en soit, je suis super contente d'être ici, j'ai eut droit à un accueil chaleureux, et puis vous êtes géniaux et je vous aime voilà ♥ (au passage, Schala pue. Oui je suis débordante de maturité)

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MessageSujet: Re: Owen Miller - Parce qu'être un naturel n'est pas un désavantage Ven 8 Mai - 1:51

Bienvenue sur Raisonnance
Que Panome te guide à travers Azuriel, Invité

Tu es dés à présent un Aventurier de niveau 20. Tu vas pouvoir commencer à parcourir ce monde pour accomplir ton but. Mais avant toute chose, n'oublie pas de recenser ton avatar et ton métier. N'oublie pas de remplir correctement ton profil pour que les autres joueurs puissent avoir quelques informations sur toi en un coup d’œil. Après quoi, n'hésite pas à créer ta fiche de relation pour te lier
aux autre aventuriers de ce monde.  



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Owen Miller - Parce qu'être un naturel n'est pas un désavantage

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