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Switchblade Smiles

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MessageSujet: Switchblade Smiles Dim 26 Avr - 21:39


« Les nobles n'ont vraiment mal que lorsque vous vous en prenez à leur réputation. »





Des années plus tôt.

Le jour où un gramme de poison s'était « accidentellement » retrouvé dans la tasse du vicomte d'Arlais n'avait pas fait beaucoup de remous, et sa mort encore moins. Le mot d'ordre avait été donné de ne rien ébruiter sur l'affaire. Seuls les Orellana en surent davantage lorsqu'un beau matin, sa veuve frappa à leur porte.
Louise d'Arlais était une amie, si tant est qu'il y eût réellement de l'amitié entre nobles. Pour autant, Schala ne s'était pas attendue à la voir débarquer au domaine, échevelée et pâle comme un fantôme.

«  — Louise ! Qu'est-il arrivé ? » Elle s'était précipitée vers la dame en robe bleue qui l'étouffa d'une étreinte mouillée de larmes. Elle s'attendait à la voir défaillir à tout moment, l'épaisse silhouette de la Vicomtesse comprimée dans un corset si serré qu'il semblait étouffer son être entier, s'agitant de soubresauts tandis que Schala déposait de petites tapes maladroites sur son épaule.
« Wilton est décédé. » Une vague de sanglots plus puissante que la précédente noya les paroles suivantes de la Vicomtesse alors que son amie la guidait jusqu'au canapé.

« Il est tombé gravement malade au début de la semaine et... Les docteurs disent qu'on l'a empoisonné... Qui aurait pu faire ça ? » Probablement ses nombreux ennemis. Le Vicomte n'était pas un homme très populaire ; c'était certainement son double menton et ses triples dettes qui l'avaient enterré avant l'heure. Mais Schala se garda de dire ces choses à la veuve esseulée qui répandait un litre de larmes sur son épaule. Le Vicomte restait un ami loyal qui les avait défendu lors du funeste épisode de sa naissance, trente ans plus tôt.

« Oh, Schala ! Je ne sais même pas comment gérer un domaine.
— Est-ce qu'il avait de la famille ? Des... frères et soeurs désireux d'augmenter leur héritage, peut-être ? hasarda Schala.
— Je ne sais pas. On a parlé du quartier des servants, mais aucun d'eux ne ferait une chose si misérable ! N'as-tu pas des hommes et femmes sous tes ordres, qui pourraient... enquêter ? Découvrir le coupable ? Oh, Schala, tu dois m'aider ! »

C'est au terme d'une des supplications de la Vicomtesse (« Oh, Schala, merci ! ») que Schala accepta de s'occuper de l'affaire. Elle n'avait rien d'un détective, mais certains de ses agents connaissaient les bonnes personnes, pouvaient obtenir la bonne information.
Des pistes, elle en chercha pendant longtemps pour son amie. Au fil des mois, l'enquête avait pris une tournure désastreuse. Rarement Schala n'avait autant piétiné. Son élan la mena à Pÿse, où elle trouva un nom.

Lisbeth Avery.

En recoupant avec le peu d'éléments réunis par Louise d'Arlais, Schala s'aperçut qu'il s'agissait là du patronyme d'une des servantes du Vicomte. Rien n'était précisé sur le compte de cette servante mystérieusement « licenciée » après le meurtre, si ce n'est qu'elle était sans doute retournée de là où elle venait.
Ni sa démission, ni la soudaine disparition de Lisbeth n'avaient éveillé le soupçon, jusqu'à aujourd'hui. On ne se méfiait pas des servants. Mais Schala était bien placée pour savoir qu'ils étaient, souvent, le coeur des machinations bourgeoises.
On rencontrait rarement des gens aussi doués pour camoufler leurs traces.

Il n'y avait rien à peser : cette servante était bien trop dangereuse pour qu'elle la laisse passer. Les gens comme elle faisaient de bons agents, et à défaut, des défis à la hauteur de ses attentes. Ca, et le fait que Lisbeth était sûrement liée à des commanditaires plus haut placés, qui avaient cru bon de s'attaquer au Vicomte. Elle identifierait ces ennemis et s'en débarrasserait. Un par un. Tel était le jeu des nobles, et Schala n'avait jamais perdu. Dès lors, elle se mit au travail avec le zèle qui la caractérisait. Son élan l'avait emmenée à Naalyn, lieu de vie supposé de Lisbeth. Elle eut bien du mal à trouver sa trace, mais Naalyn était son terrain. Elle avait dû jouer de sa réputation pour se faire inviter au salon où Lisbeth, certainement sous un autre nom, devait supposément servir en tant que domestique.



En réalité, Schala avait horreur des salons. Elle avait horreur des robes, des sourires mielleux, de faire attention aux « faux pas », d'autant que les coutumes changeaient de région en région. La salle était déjà bondée lorsqu'elle arriva accompagnée d'Eleah, sa servante. C'était Eleah qui, de façon surprenante, avait retrouvé la trace de Lisbeth en interrogeant des servants. Elle entendait dans toute cette vaste maison une rumeur confuse, ce bruissement des grands restaurants fait du bruit des vaisselles et des argenteries heurtées, du bruit des pas rapides des domestiques adouci par le tapis des corridors, du bruit des portes un moment ouvertes et qui laissent échapper le son des voix de tous ces étroits salons où sont enfermés des gens qui dînent.

Elle crut voir passer une tête brune, plissa les yeux -

«  — Dame Orellana ! Quel plaisir de vous voir assister à mon salon ! »

Schala tourna la tête pour voir une femme vêtue d'une robe en cachemire bleue marcher dans sa direction. Elle se rengorgeait de la présence d'une Inquisitrice si renommée -elle le sentait- à l'un de ses salons, la présence de Schala étant comme un échelon lui permettait de prouver qu'elle connaissait du beau monde. « C'est moi qui vous remercie de votre invitation. » répondit-t-elle automatiquement. L'art de converser était comme une danse, une danse dont elle avait toujours eu du mal à mémoriser les pas.

Mais l'esprit de Schala était déjà ailleurs. Elle aurait pu le jurer, la jeune femme qu'elle avait vue passer, une minute auparavant...

Quelle erreur de te jeter dans la gueule de la Chimère, servante.

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MessageSujet: Re: Switchblade Smiles Lun 27 Avr - 1:17

Où la vie ne va pas
si bien que ça, finalement
Grace avait longuement tenté de dissuader la maîtresse de maison d'organiser ce maudit salon. Ce n'était pas ainsi qu'elle avait appelé la chose, bien entendu, autrement elle aurait été viré sur le champ pour comportement insolent. C'est à force de subtile remarque, pleine d'esprit, qu'elle souhaitait changer la situation et faire de ce samedi soir un jour comme les autres. Qu'elle soit là, à laver une table avec persévérance, indiquait suffisamment la taille de son échec. Toutes les servantes s'agitaient autour d'elle, soupirantes, fatiguées, les cheveux tirés en arrière, les yeux cernés. Personne dans le personnel n'aimait les salons, pour les longs moment de préparation qu'ils demandaient.

« Nous user de cette façon... On devrait demander une augmentation ! » piailla non-loin d'elle Vea, une autre servante au service des De Vermont.

Une fois qu'elle eut finit de laver sa table, elle rejoint celle de Grace et cela avec trop de proximité pour que ce soit désintéressé. « Dis donc, petite Grace... » La dite petite Grace songea déjà à l'arrêter en lui rappelant qu'elle avait 26 ans, bon sang, qu'est-ce qu'il avait tous avec ce surnom ?! mais s'en retint. Une décision qu'elle regretta vite lorsque Vea reprit de plus belle. « Le fils du vicomte et toi... ? ».

Grace se réjouit de ne pas être au service de vaisselle, sans quoi une paire d'assiette lui aurait glissé des mains. Elle fixa sa meilleure amie avec de grands yeux sévères, pour lui intimer le silence, qui la fit hurler de plus belle. « CHUUUUUT ! » lui commanda Grace, avec encore moins de discrétion qu'elle.

« Vous êtes... ? Vous avez... ? Est-ce que... ? »

À toutes ses demies-interrogations, Grace ne répondit que d'un haussement d'épaule, aussi vague que les questions qu'on lui posaient. Toujours côte à côte, à laver la même table aux mêmes endroits, Vea continua ses regards inquisiteurs et insistants, si bien que Grace ne put résister à l'envie de lui annoncer la grande révélation de la journée.

« Il m'a demandé en mariage hier. Je crois que je vais dire oui. »

Le visage de Vea, après être passé par la surprise, la réalisation, la joie et l'excitation, décida finalement de se stopper sur celui de l'indignation.

« Tu... Tu crois ? Comment ça tu crois que tu vas dire oui ? Toi ? Un futur vicomte ? Toi et un futur vicomte, bon sang ? Et tu as vu ses... Son derrière, Grace ! Et son visage ? Et son arg...-! »

La jeune servante plaça une main maladroite sur les lèvres de son amie. Elle regrettait déjà de lui avoir annoncé la nouvelle. Une fois assurée que Vea ne reprendrait pas ses élucubrations, elles se remirent toutes les deux au travail, cette fois sur des tables séparées.

Le soir arriva très rapidement. Tandis que Vea était en cuisine, Grace se chargeait elle de servir les invités. Elle avait, dans cette entreprise, plusieurs fois croisé le regard de celui qui, peut être, serait son futur époux. Face à l'euphorie de son amie, Grace avait du contenir sa propre joie mais l'envie de serrer dans ses bras quiconque passait à ses côtés demeurait bien présente en elle.

Elle s'imaginait déjà installer sa famille restée à Pÿse dans une grande maison. Peut être même offrir à sa petite sœur l'éducation qu'elle n'avait jamais eu ? Hors des lumières de la fête, elle considéra le fils du vicomte un instant. Un sourire calme se posa sur son visage. Peut-être que j'ai fini par l'avoir, cette vie paisible dont je rêvais tant. Elle posa une main hésitante sur son ventre et revint vite à la réalité. Les choses n'étaient pas si simples que cela. Autrement, elle n'aurait pas eu à réfléchir lorsque le fils du Vicomte lui avait demandé sa main.

Elle reprit le travail. Tandis qu'elle circulait à travers la foule de gens titrées dont elle devait assurer le bonheur, en leur proposant à boire, elle entendit la voix de Vea l'appeler. Une fois en cuisine, son amie lui expliqua qu'elle en avait déjà assez, de cette maudite pièce blanche, et qu'elle souhaitait échanger de rôle. D'un sourire avisé, Grace lui remit les boissons à servir, retroussa ses manches et se mit à faire la vaisselle dans une cuisine où elle était maintenant seule.
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MessageSujet: Re: Switchblade Smiles Mar 28 Avr - 14:00

Switchblade Smiles


« Vous avez vu la robe de l'Inquisitrice ? »
« Un faux-pas flagrant. »

Et on lui demandait pourquoi elle évitait les salons... elle aurait été plus à l'aise dans les Limbes, au milieu d'un essaim de démons. Au moins aurait-elle eu les moyens de se défendre. Les démons ne considéraient pas comme malpoli le fait de leur planter une épée en travers du visage. Ils ne considéraient rien du tout après, puisqu'il étaient morts. Ce serait tellement plus facile de procéder comme ça. Il lui démangeait de faire taire ces nobles qui, elle en était sûre, continueraient de déballer leurs tissus de mensonges dès qu'elle aurait le dos tourné. Chaque parole serait une épine dans son pied, produirait des rumeurs déformées, mensongères, qu'il lui faudrait démonter lorsqu'elles partiraient trop loin. Elle avait déjà assez de ça à l'Inquisition. Demander à la Comtesse Rhosgae comment se portait son petit-cousin avec un sourire mielleux lui demanda autant d'effort qu'avaler des écailles de troll au préalable trempées dans du vinaigre.

Un charmant jeune homme attirait tous les regards - remplis de convoitises, pour la plupart. Et pour cause : le fils du vicomte était un excellent parti. Schala fut impressionnée par la haute stature du fils de Vermont; on sentait le sang Naalynien dans cette forte silhouette, mais son regard était un peu absent et contrastait avec cette apparence puissante. Par plusieurs fois, son regard et celui de la servante brune se croisèrent. Peut-être que c'était l'âge, ou l'habitude, mais Schala savait que les regards muets, les effleurements de mains, étaient aussi importants que ce qui se disait à voix haute. On pouvait ainsi détecter un mensonge... ou une alliance.


Si c'était bien Grace, alors elle n'avait pas perdu de temps pour se refaire un nid... et un nid plutôt doré, si elle interprétait correctement les regards du jeune homme à son égard. Elle prit le prétexte d'aller remplir son verre pour glisser quelque chose à l'oreille d'Eleah.

« J'ai besoin que tu ailles faire du repérage en cuisine. La servante que je t'ai montrée tout à l'heure. »

La jeune fille aux joues rondes, parsemées de tâches de rousseur, acquiesça et se faufila parmi les nobles avec une agilité surnaturelle de servante rompue aux salons et autres représentations. Elle descendit les escaliers des cuisines et rentra brutalement dans une autre domestique.

- Vraiment désolée !
- Pas de souci, répondit l'autre avant de se diriger vers la grande salle, quelques verres à la main.

Eleah reprit son équilibre et l'observa partir. Elle ne ressemblait pas vraiment à la description que l'Inquisitrice lui avait donnée... peut-être sa collègue se trouvait-elle dans la cuisine. Comment trouver cette Grace parmi une horde de servants ? Eleah avait déjà oublié de quoi elle avait l'air. Elle descendit dans les quartiers des servants à la hâte. Une jeune femme, plus âgée qu'elle, lui tournait le dos en lavant des assiettes.

« Dis, tu saurais où sont les mouchoirs ? La duchesse a encore tâché sa robe », hasarda-t-elle en espérant capter l'attention de l'autre servante.


Un étage plus haut, Schala s'était approchée du fils de Vermont et poursuivait une conversation aimable. Tout en parlant, elle s'était placée dans le coin de la salle, gardant un oeil vers la porte qui menait au quartier des domestiques - et à sa cible.
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MessageSujet: Re: Switchblade Smiles Mer 29 Avr - 15:59

Où la vie ne va pas
si bien que ça, finalement
Quand elle entendit un bruit inquiétant venant du couloir, Grace maudit son amie, et sa terrible maladresse. Avec le salon ayant lieu juste à côté, elle trouvait encore un moyen de leur rajouter du travail supplémentaire ?

« Vea ? Tu es blessée ? Je dois venir avec un balai ou... ?
- Dis, tu saurais où sont les mouchoirs ? La duchesse a encore tâché sa robe. »

Relevant les yeux de sa vaisselle crasseuse, Grace considéra la nouvelle venue un instant. Elle ne l'avait jamais vu jusqu'à aujourd'hui, elle ne pouvait donc pas être au service des De Vermont. Que faisait-elle ici, alors ?

« Seules les domestiques des De Vermont sont autorisées en cuisine. »

Pour avoir accidentellement renversé une paire de verres empoisonnés dans la soirée, Grace savait que ce maudit salon ne serait pas de tout repos pour l'ancienne espionne qu'elle était. Utiliser son expérience d'empoisonneuse pour empêcher le meurtre de ses maîtres était pour elle un plaisir, surtout quand l'un d'eux souhaitait l'épouser.

En se saisissant des mouchoirs qui trônaient à ses côtés, elle adressa à la nouvelle venue un regard trouble puis la rejoint calmement à la porte.

« Lissa ! cria-t-elle à l'attention de la domestique qui passait justement par là. Je reviens bientôt, remplaces-moi. »

Ignorant les soupirs de sa collègue, Grace prit les devants de la marche et annonçant à l'inconnue d'un sourire bienveillant :

« Où est donc cette duchesse ? »
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MessageSujet: Re: Switchblade Smiles Lun 4 Mai - 22:45

Switchblade Smiles


« Navrée ! Je ne savais pas ! » Oups. Eleah n'avait pas sa place ici. Ce qui devait la rendre quelque peu suspicieuse aux yeux de sa "collègue" -et apparente cible- de la soirée. Mais sa venue avait l'air d'avoir eu l'effet escompté, visiblement. L'Inquisitrice serait contente.

« Elle est dans la salle principale. Elle était avec le fils du Vicomte, la dernière fois que je l'ai vue. » répondit Eleah avec un air aimable.

In vino veritas. Un étage plus haut, Schala entretenait une conversation aimable avec le favori de ces dames. Elle n'aurait jamais cru qu'elle pourrait extraire autant d'informations du fils du vicomte, qui, après considération, semblait discuter joyeusement après un ou deux verres de vin. C'était commun chez les jeunes gens peu habitués à l'alcool, aux fêtes, au jeu prudent de la conversation entre nobles ; et le fils de Vermont l'était, de toute évidence. Il fallait être un peu gauche, pour jeter ainsi des oeillades à sa chère servante et penser que personne ne remarquerait.
C'était un garçon encore un peu innocent, qui ne laissait pas quelque chose comme les conventions sociales se dresser entre lui et une personne qui lui plaisait.
Schala ne pouvait se vanter d'une telle ouverture d'esprit.

« Voilà votre servante qui revient », nota-t-elle en lançant un regard au-dessus de sa coupe.
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MessageSujet: Re: Switchblade Smiles Ven 8 Mai - 20:28

Où la vie ne va pas
si bien que ça, finalement
À l'entente des mots "fils du vicomte", Grace eut presque un sursaut. Elle était loin, très loin d'être jalouse, en vérité. Le fils du vicomte avait toujours eu du succès auprès des femmes, et il en aurait toujours. Il serait, dans la même idée, toujours entouré par celles-ci. C'était une vérité à laquelle la servante s'était vite habituée et entendre que son futur mari était en compagnie d'une duchesse ne la paniquait en rien.

Ça n'empêchait pas le cœur de la domestique de s'emballer à chaque fois qu'elle l'apercevait. Pour la jeune femme qu'elle était - si en contrôle d'elle-même, de ses émotions -, c'était un comble. Mais un comble agréable, qui rappelait à Grace qu'elle était amoureuse, avec sincérité, de quelqu'un.

Elle suivit la servante à travers le salon en veillant à ne bousculer personne, et monta à l'étage. Elle balaya la salle du regard. Elle aperçut bien vite son aimé - il rayonnait, à ses yeux du moins, d'une aura d’honnêteté et d'innocence. Elle-même ne pouvait pas en dire autant à son propos. Elle en profita d'ailleurs pour repérer les nobles aux coupes vides et les bourgeois sans nourriture dans la main dans la salle. Le salon était loin d'être fini et bientôt, Grace devrait retourner au travail.

En s'approchant de son maître et de la femme qui se tenait à ses côtés, Grace se courba en un salut poli. Elle ne sut s'empêcher, ensuite, de remettre maladroitement ses cheveux en place et tenta tant bien que mal de ne pas rougir sous le regard insistant de son, elle l'espérait, futur mari.

« J'ai cru comprendre qu'une duchesse avait ici eu un... Accident. »

Remarquant les très nombreuses coupes déposées sur la table - encore quelque chose à débarrasser -, elle fixa son maître d'un œil sévère. Ses yeux se posèrent ensuite sur la robe de la femme, sans une tache, et à cet instant, Grace comprit qu'elle devrait, finalement, remettre son travail à plus tard.
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MessageSujet: Re: Switchblade Smiles

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